Bâtir une calade à partir de pierres cueillies sur le terrain. L’utilisation de la pierre locale évite un transport de pierre et donne une nouvelle vie et fonctionnalité aux pierres. Creuser le sol pour y insérer les pierres ; ici les pierres sont plantées directement dans la terre tassée depuis plusieurs années par le passage. Un harpage des deux côtés vient s’appuyer sur un mur existant et une entrée carrelée. Au centre, une ligne d’eau en pierres rectangulaires, bien plus grosses ; ces pierres vont permettre l’écoulement de l’eau de pluie au centre de la calade. Toutes les pierres sont ajustées une à une, taillées au besoin pour s’insérer au plus près pour former une unité, un ouvrage solide et pérenne avec des fonctions hydrauliques. Un travail de patience et minutieux qui, de ce fait, est un peu plus onéreux qu’un dallage, qui finit souvent scellé dans du mortier.
Pour terminer, je confectionne un mélange de sable et de chaux que j’insère à sec entre les fins espaces des pierres afin de faire le jointoiement. Faire pénétrer ce mélange pour que pas un seul espace soit visible, puis balayer. Ainsi, la calade va garder ses propriétés hydrauliques : l’eau va à la fois pénétrer lentement au travers de la calade tout en permettant un écoulement maîtrisé. La calade est très confortable puisque, dans les cours de propriété, elle permet de marcher hors boue les jours de pluie, avec un rendu beaucoup plus noble qu’un tapis de graviers.






















